Déjà, y’en a marre de mettre les choses dans des cases, ça suffit. L’application iPhone du mercredi n’aura plus lieu le mercredi, et puis c’est tout. Elle aura lieu randomly et ça sera la surprise, un peu comme quand tu trouves de l’argent dans une veste sans t’y attendre. Mais en encore mieux.
Je suis d’une humeur, mais d’une humeur…les mots me manquent pour la décrire tiens. Rien de très « Croustibat qui peut te battre ? »…Je fais actuellement les frais de ce qu’on appelle communément une journée de merde. Enfin quand je dis une journée, ce n’est que le début des festivités malheureusement.
Comment commence une journée de merde ? Je vais te le dire.
Une journée de merde commence par un réveil à 6h15 après une nuit de 4 heures en pointillés. Pour quoi ? Un malheureux cours d’espagnol.
( Ne bouge pas Lecteur, je prends l’appel en direct live instantané de mon camarade Loïc qui entame son coup de fil par « mais t’es où ? ») ( C’est interactif ce blog dis donc ! )
Je m’extirpe donc de mon lit chaud et moelleux pour me glisser sous la douche. Et découvrir, après les avoir lavés, que mes cheveux ont une texture hors du commun. Pas hors du commun genre génial, hors du commun genre suspect. A étudier. J’enfile mon peignoir douillet et file retrouver mon café chaud qui m’attend sur la table de la cuisine. Rectification : mon café chaud est froid. Je m’en vais me préparer. Séchage, coiffage, lissage, maquillage. Je cherche pendant 3 minutes ma Terracotta…qui s’est brisée en miettes hier, j’avais oublié…Je pose néanmoins mon blush d’une main de maître.
Direction l’armoire. « Je vais mettre mon nouveau petit haut Zara à paillettes sur les épaules », me dis-je en me frottant les mains, l’œil à l’affut et le sourire fouinasse. Et une jupe noire. Où est ma jupe noire ? OU EST MA JUPE NOIRE ? Je ne trouve qu’une jupe grise. Ça ne va pas du tout, je voulais mettre un foulard en soie taupe. Et tout le monde sait que taupe et gris ensemble : c’est de la merde. Je mets la jupe grise et enfile une petite cape en laine noire. Parfait, on dirait Laura Ingalls version pute en bottes à talons. J’ai envie de me pendre avec la bretelle de mon soutien-gorge : il ne me reste que 15 minutes avant le début du cours. 15 minutes pour : enfiler des bas, mon manteau, sortir, et aller à la fac. A 7h45, heure de pointe dois-je le rappeler : mission impossible.
Nonobstant, téméraire et volontaire, faisant fi de ce début de journée de merde, je m’envole vers mon destin telle Vaillant Pigeon de Combat.
Et je file mon bas…( le gauche, précisément )
Me revoilà donc sur mon futon, dépitée, levée à 6h15 pour rien, n’ayant plus qu’à attendre 11h30, heure de mon prochain cours. Depuis j’ai fait du rangement, de la vaisselle et de la lessive pour me détendre. Car nous savons tous que l’alcool et la drogue ne résolvent rien.
Sinon, pour couronner le tout, la machine est en mode essorage-pétage-de-tympans, et je viens de voir ça :

Enlevez-moi cette corde des mains et cachez les médicaments. Merci d’avance.
Signé : votre dévouée victime Vanessa
Edit de 10h50 : j’ai oublie de vous dire qu’il ne me reste qu’une clope, non ?
Edit de 19h36 : mais que s’est-il passé depuis la publication de ce formidable article ?
- En quittant mon chez-moi pour aller en cours d’anglais, j’ai filé ma deuxième paire de bas. JACKPOT ! Pour l’industrie du collant, pas pour mon compte en banque, loin de là, à 8€ la paire, j’en connais un (Christophe-le-Banquier pour ne pas le citer) qui va faire la gueule.
- En arrivant en cours j’ai découvert que je quittais à 19h et non 17h comme je le croyais.
- J’ai voulu frapper le Loïc susmentionné pour au final n’arriver qu’à me faire un joli bleu sur la main (alors que Loïc lui, va très bien).
- De 17h à 19h j’ai eu un cours avec un prof que j’ai eu il y a 3 ans. Je me suis rendu compte qu’il nous refait exactement le même cours sur le même thème. J’ai jeté tous mes cours depuis le début de la fac en faisant le tri la semaine dernière…
Ah et puis aussi : je n’ai plus une seule clope jusque demain. La soirée s’annonce longue.
P.S : on dit que j’ai eu assez d’emmerdes pour être tranquille pendant les six prochaines années, là ?