Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage, comme disait Jean (mais pas Sarkozy)
Ça va bien deux minutes de menacer les poneys et les chatons (oui, le Public est un méchant Public qui menace les animaux sans défense). Je suis là, ça va, t’arrête de râler maintenant.
Quoi je fais, dans mon coin ? Ah ben pas grand chose, c’est ça le pire ! J’ai 24 malheureuses heures de cours par semaine, et crois le ou non, j’arrive à me sentir épuisée. C’est dans ces moments que je me dis, la larme à l’œil, le couteau sur la jugulaire : je vieillis.
Finis les années licences, où je cumulais cours + boulot, du lundi au samedi, 28h/24 et où je sautillais dès l’aube telle une petite biche pimpante.
Aujourd’hui je suis vieille et 24h de cours hebdomadaires m’usent. En septembre, je voulais trouver un travail, histoire d’occuper les 144 autres heures de ma semaine. Et puis des personnes bien intentionnées m’ont dit « mais non enfin, c’est ta dernière année d’études, profites de ton temps libre, tu as beaucoup travaillé ces dernières années, repose toi entre dans ce bon bain chaud, mange cette pomme Adam… » L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on.
Le fait est que le manque d’activité me fatigue. Ou alors je vais bientôt mourir. Je ne vois pas d’autres explications. Je suis dans un état mon con, mais dans un état ! Le genre d’état que je ne me serais jamais soupçonnée capable d’attraper (oui, comme une vilaine grippe). Le genre d’état qui, quand on me dit le matin « allez debout », me fait répondre : « mais je suis debout…juste pas dans cette configuration spatiale qui laisse croire que je suis allongée ».
Avant, pour moi, 6h30 était l’heure parfaite pour se lever. Maintenant, quand mon réveil sonne à 6h30, j’ai envie de pleurer.
Mon quotidien se résume à dormir, aller en cours, regarder des séries, dormir, chercher un stage, prendre des bains, et dormir. Et si je pouvais dormir un peu plus, je ne dirais pas non. Pathétique et Neurasthénique sont mes nouveaux prénoms. A alterner selon convenance.
La bonne nouvelle c’est qu’en janvier je serai débarrassée des cours et que je serai en poste. Genre un vrai travail ! Wouhou fini la glandouille qui fatigue ! On est contents hein ?
Enfin pour le moment je vous laisse, je vais dormir. Stay tuned, entre deux siestes, j’updaterai le blog cette semaine, promis.









