P*tain 5 ans

Public, aujourd’hui on prend grave un coup de vieux. Oui ON, tu crois pas que je vais prendre un coup de vieux toute seule, sérieux ? C’est une des clauses ici, tu sais le truc un peu vicelard écrit en tout petits caractères : à partir du moment où tu entres sur ce merveilleux blog de l’Internet planétaire, tu galères avec moi.

Donc aujourd’hui on prend un coup de vieux (ha ha j’adorerais voir ta tête quand je dis ça, tu souffres hein ?). Aujourd’hui Nièce n°2 a 5 ans. Bon le premier problème c’est qu’on ne sait pas encore ce qu’on va lui acheter. T’as une idée toi ? J’hésite vachement entre Barbie et Ken victimes d’un ouragan, les Pet Shop s’encanaillent, Le Camping-Car des Poneys (je le jure, il existe) et le DVD de « Hello Kitty prend de la Coke ». Quant à savoir si la sœur et le beau-frère seront ravis du choix du cadeau, on n’en est pas là, chaque chose en son temps si tu le veux bien.

La Nièce n°2 a 5 ans donc. Et moi 18.

C’est quoi cet air sceptique que tu me sors, là ? Tu m’expliques ? Ouais j’ai 18 ans !

Bon ok, j’avais 18 ans quand elle est née. Mais c’est presque pareil tu sais, le temps passe sur moi comme la goutte de pluie passe sur la vitre («c’est quoi cette métaphore de m*rde ?! » se dit le Lecteur lambda. J’en sais rien, laisse moi).

J’avais 18 ans, tu sais, le bon vieux temps de ma première année de fac. Dormir, ne pas aller en cours, sortir avec mes potes et trainer Nièce n°1 à peu près partout avec moi. Même à la fac, d’ailleurs, qu’un jour une prof m’a dit « c’est à vous, ça ? » en la désignant. Le 16 février 2005, je lui faisais des couettes et lui mettais une jolie robe pour aller voir « le bébé ». J’étais jeune, fraiche, joyeuse, dans la fleur de l’âge.

Le 16 février 2010, je suis dépitée. Je suis vieille. Je te vois bien, gros relou à me dire que je n’ai que 23 ans, et nianiania, et toute la vie devant moi, et blablabla. Si tu préfères, je me sens vieille. Je suis aussi malade et je sens que ma gorge peut se désolidariser du reste de mon corps à tout moment. Et pourquoi je suis malade ? Parce que dimanche j’ai emmené les Nièces au parc d’intérieur. Tu sais le genre de trucs avec des châteaux gonflables, des piscines à boules, mais surtout, surtout, l’horreur, l’enfer, la damnation : des enfants par centaines, et par conséquent des microbes et miasmes par milliards. Je suis bien récompensée.

La morale, les gens ? Ne faites pas d’enfants, après on se sent dépérir de vieillesse et on chope des bactéries.

En plus j’en ai marre d’attendre que le prochain épisode de Gossip Girl daigne sortir…(rien à voir, ouais, je sais)

Et sinon, vous ?

Where is the love ? Bah DTC.

Pardon Audience, pardon pour ce titre sans aucune classe, sans aucune élégance, pardon pour ce titre qui heurte la sensibilité des lovers de France et de Navarre.

Tu n’es pas sans savoir, Lecteur baratineur, que dimanche, c’est la Saint Valentin. Ô rage ô désespoir ô société absurde ennemie qui t’impose une fête de merde un week-end de février où tu n’as rien demandé et où tu pourrais tout simplement te la coller tranquille et finir à rouler sous une chaise de bar.

Que nenni de roulage sous une chaise de bar, mon petit, ça ferait vilain aux yeux des gens bien pensants. Depuis 3 semaines, on t’inflige des pubs pleines de cœurs roses sur tout l’Internet mondial, en te rappelant que si t’es seul, c’est pas grave, y’a toujours Meethon pour te trouver un partenaire avant dimanche. Ouf dis donc, hein ? Et pourquoi un célibataire voudrait-il absolument se caser ?

pub St Valentin Facebook(Genre je vais liker un truc pareil, seriously !)

Pub St Valentin ELLE

A côté de ça, dès que tu passes devant un restaurant, tu as droit à la grosse pancarte ostentatoire « menu de Saint-Valentin », peinturlurée de fleurs et d’arabesques. La seucla, comme on dit chez nous. Tu es chanceux, ce soir là, pour la modique somme du triple du prix d’un menu de tous les jours, on te fait manger dans la même assiette que ton cher et tendre, ton bichon d’amour, ton poussinet doré. Tu vois c’est plus romantique, on s’aime, on partage tout, surtout quand ça peut faire des économies de vaisselle à laver au staff du resto. Normal.

Et puis t’as les cadeaux. N’importe quel mec de base sait que s’il n’offre pas de cadeau à sa dulcinée à la Saint-Valentin, c’est mort pour lui. Et en général le mec de base n’a pas envie de se taper des bouderies à base de « non non ça va » pendant 15 jours, ni qu’on lui impose l’abstinence pour cause de pseudo migraine. Donc le mec de base fait un cadeau. Le reste de l’année, le mec de base s’en bat, même l’idée de cueillir une pâquerette dans le jardin du voisin ne frappe pas ses deux neurones. Et la fille de base, elle ? La fille de base est contente car son titichou a pensé à elle avec un paquet de MonChéri et un t-shirt Pimkie à inscription « j’suis pas célib ! ». Au mieux, elle recevra une vilaine rose éternelle, car la rose éternelle arrange bien le mec de base : puisqu’elle ne crève jamais, ça le dispense d’en offrir d’autres à l’avenir. Triste, triste sort.

Non mais tu vois, Public, c’est pas que je n’aime pas la Saint-Valentin. C’est pas ça. C’est que je la méprise, depuis toujours. Tu vas me dire, ordure que tu es « c’est parce que t’es seule » et je t’arrête tout de suite, sur les 10 dernières Saint-Valentin, j’en ai passé une en célibataire. D’ailleurs tu vois je mens, j’avais beaucoup aimé cette Saint-Valentin là, j’avais passé la soirée avec ma copine A. qui m’avait offert une belle nuisette.

Enfin bref, Public, bref. Je n’aime pas l’idée que des centaines de milliers de gens « remplissent leur devoir » le 14 février, et se délaissent le reste du temps. Le 14 février, je dis au gens que j’aime que je les aime. Mais le 13, le 15 et les autres jours aussi (ça  sonne un peu « je t’aime le lundi, je t’aime le mardi » on s’excuse)

L’autre jour, sur formspring (je t’en parlerai plus tard si tu le veux bien) on m’a demandé « Quel genre de petites attentions aimes-tu ? ». That’s a good question gens, à laquelle j’ai répondu « J’adore toutes les petites attentions. Surtout que j’ai eu, et ai toujours, l’habitude d’être (très) gâtée. » C’est peut-être pour ça en fait que je n’aime pas cette fête. Mon entourage me chouchoute au quotidien, je n’ai pas besoin d’un jour arbitrairement imposé pour qu’on me gâte.

Tout ça pour dire quoi ? « La Saint-Valentin, ça craint » : aimez-vous les uns les autres, tout le temps, all you need is love, tout ça, et puis Public, je te kiffe ma race tous les jours de ma vie. Eh ouais.

A tantôt !

Dessine moi une Bitch

Salut la plèbe, comment tu vas ?

Ne t’embarrasse pas à répondre : je m’en tape. Ça va deux minutes de dire n’importe quoi, de raconter que le nom de mon vernis à ongles c’est le nom d’une voiture ou je ne sais plus quelles inepties. On est sur un blog sérieux ici, je te ferais rappeler.

Maintenant qu’il ne neige plus et que la masse populaire a fini de rouler à 2km/heure par peur de glisser sur ce qui n’est rien d’autre que de l’eau froide, on peut reprendre des activités normales ici. Quel rapport, tu me diras ? J’en sais rien, t’es chiant.

Once upon a time, l’autre fois sur Twitter, je faisais ma crise, pour changer. Tu sais bien comme souvent je tape du pied, je boude, je fais la moue et je me roule par terre parce que je suis contrariée. Là j’étais contrariée parce que Mlle Jones avait fait un super dessin à un Twitteur. J’étais hyper jalouse trop vener de la laïfe, quoi, et je n’ai pas pu m’empêcher de le manifester.

Du coup, après les adopte une Bitch, recueille une Bitch et épouse une Bitch, le Twitteur en question m’a fait « Dessine moi une bitch », comme ça à l’aveuglette…Ça m’a déprimée :

Vanessa

Y’a de quoi se pendre, sans vouloir être insultante pour les talents du jeune homme. Tu noteras au passage ce fond brumeux qui apporte une touche  un peu artiste-torturé-post-période-surréalisme à la Chose. Ansi, pour sauver mon cœur, mon âme et surtout (je soupçonne) pour ne plus m’entendre chouiner, Mlle Jones, telle la bienfaitrice arrivant au galop sur son destrier d’un blanc immaculé m’a demandé une photo de moi, et elle a fait ça :

Vanessa

Tu sens qu’il y a un don pour le dessin plus prononcé chez l’un que chez l’autre, non ? Trouveras-tu lequel, petit Public un peu teubé ? (oh ça va on rigole)

La semaine prochaine, on parlera de Formspring et du pourquoi du comment les gens sont de grands malades, et on fera de l’application iPhone aussi. T’es content ?

Bon week end, petit Public, ne consomme pas (trop) la drogue et n’oublie pas que celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas.

Que je suis de bon conseil ! Allez salut !

Hey you ! No you don’t have to go !*

Doux aïeux, cela fait ma foi belle lurette que point nous n’avons conversé. What’s up petit cochon babe ?

Ça y est, j’ai fini de me plaindre des partiels, c’est bâclé bouclé. On verra combien de points je récolte en ayant mis mon nom sur les feuilles, et après on fera des schémas sur Excel pour déterminer combien de points j’aurai à rattraper grâce à mon mémoire. Hé dis donc, tu trouves pas qu’on va se fendre la gueule ?

How is the Bitch doing, se demande la foule en délire, arrachant son t-shirt, le corps ruisselant de sueur ?

Depuis deux semaines, un nouveau webzine est né, le divin enfant. J’en suis, alors si tu veux me lire qu’ailleurs qu’ici, parce que je suis lucide hein, je sais bien que niveau régularité de publication bloguesque je ne me foule pas des masses, tu peux aller là : http://tout-ca.com/

100 notes et 2000 commentaires se sont envolés dans le ciel, vers le paradis des blogs : j’ai supprimé mon ancien blog hébergé chez hautetfort. Je me tâtais (au sens figuré du terme) depuis un moment, et puis voilà. C’est plein de souvenirs, d’anecdotes de vie étudiante, d’articles écrits quand je vivais à Brunei, et plein de vos réactions, des drôles, des gentilles, des insensées comme vous savez si bien le faire qui sont allés rejoindre Mickael Jackson, Mère Thérésa et Gandhi. Ah non, lui il n’est pas mort. Bref, ce fut un instant douloureux de cliquer sur « supprimer ce blog » mais j’ai été forte. Vivons dans l’instant présent, Public !

A part ça j’ai commencé un « staaaage, dans une entrepriiiiise bieeeeen » pour ceux qui comprendront la référence. Pour les autres, excommunication immédiate. Voilà, maintenant qu’on est plus que 5 à lire, on peut continuer.

J’ai commencé un stage donc, et je m’y colle jusqu’en juillet. Ensuite, vous pourrez vous battre pour savoir qui m’embauchera comme Maîtresse du Monde payée 700 K€ par mois. Il faudra vraiment être convaincants car je suis très demandée ! Bon en attendant la gloire, je rêve la nuit qu’on me somme de cacher mes keywords. Ouais, la nuit la Bitch rêve référencement. C’est loin d’être glamour, je te promets de faire des efforts la prochaine fois, audience. Tiens pour toi, rien que pour toi, cette nuit je rêverai du vernis Rouge Noir de Chanel. Je vais me forcer !**

Sinon, il va falloir que je vaque à mes occupations, oui déjà, oui tu es en manque, oui je sais tu souffres et tu te sens comme un petit chiot abandonné mais reviens Public, reviens, je serai là toujours pour toi, n’importe où quand tu voudras, je serai toujours la même, un peu bohème, prête à faire des folies.

Et je te jure, la prochaine fois je ne te chanterai pas « Ta meilleure amie » de Lorie pour conclure l’article.

Je t’aime tu sais ?

*Cours, cours petit poney ! Mais reviens vite !

** Edit de 22h53 : en sortant du travail, je suis allée m’acheter le 505 (de Chanel, toujours, n’aies pas peur) donc je rêverai du 505, si tu le veux bien. Bisous !

505 chanel

C’est qui qui ?

C’est qui qui commence un article avec un titre horriblement injurieux pour cette noble langue qu’est la langue française ?

C’est qui qui n’a pas le temps d’updater son blog alors qu’elle a très envie de monologuer en ta compagnie, Public ?

C’est qui qui a envie de jouer avec son reflex numérique, de lire les 8 derniers ELLE en retard et les 20 bouquins monnayés à la FNUCK ?

C’est qui qui a envie de jouer à la Wii, d’aller au cinéma, et de boire des bières avec ses amis ?

C’est qui qui ne peut pas pratiquer les activités sus-citées car elle passe ses derniers partiels de M2 mais n’est pas foutue de réviser correctement ?

C’est qui qui passe ses journées à se culpabiliser pour la raison susmentionnée mais n’en fout pas une rame pour autant ?

C’est qui qui s’auto-saoule tellement qu’elle somatise et se retrouve toute courbaturée de partout ?

C’est qui qui est frustrée, ne sort pas car tu comprends, elle doit réviser, et passe subséquemment son temps à faire des achats compulsifs sur Internet ?

C’est qui qui s’est rendue compte de sa folie latente quand elle a reçu 3 kilos de produits Lush pour compléter les 2 kilos qu’elle avait déjà ?

C’est qui qui continue néanmoins à commander tout et n’importe quoi et attend le livreur derrière la porte telle un rottweiler derrière un grillage ?

C’est qui qui ronge ses ongles manucurés de la veille ?

C’est qui qui en a marre ?

C’est qui qui saigne des yeux en lisant cet enchainement de c’est qui qui ?

Allez, je te laisse trouver. Sois fort !

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