Wat up, folks ?

Bienvenue sur ce blog totalement à l’abandon, ô toi utilisateur de l’Internet Électronique qui t’es sûrement perdu sur ces pages en tapant malencontreusement « Bitch » dans notre ami Google.

Si ce petit refuge bitchesque du web était un paysage naturel, il ressemblerait à ça :

Oui, j’aime illustrer mes propos avec les visuels adéquats.

Comme l’interroge le titre de ce formidable article, wat up folks ? C’est topitop la vie et tout ?

Tu as peut-être suivi mon épopée Mémoiresque (si tu es sur Twitter, on peut même pousser jusqu’à dire que tu en as souffert avec moi). Et bien la boucle est bouclée, le Mémoire mémoirisé et le Master masterisé puisque j’ai eu 16 à ma soutenance et que maintenant I’M FREE LIKE THE RIVER comme dirait Stevie.

Ainsi vois-tu cher internaute égaré, me voilà en vacances. Comme tu t’en doutes, j’en profite pour prendre des leçons de yoga, lire du Habermas, me livrer à une profonde introspection et réfléchir au sens de la vie.

Non. Je mens.

J’en suis plutôt à rencontrer des problèmes de type : « doux Jésus, quand vais-je trouver le temps d’aller me faire masser entre les déjeuners, les apéros, les dîners et les séances shopping ? » et « tiens, si je partais, genre en Croatie ou en Sicile ? ».

Je mène une vie d’affreuse fille à papa. J’expérimente la chose. Je ne te cache pas que cela ne fait qu’une semaine et que l’hyperactive clinique que je suis commence à se dire qu’il serait temps de se trouver un but dans la vie.

Genre aller construire des écoles au Kirghizstan. C’est un bon but dans la vie, ça, construire des écoles au Kirghizstan.

Sinon au pire, si les billets d’avions sont trop chers (ou que je décrète en dernière instance que l’activité sus-citée risque d’abimer mon vernis à ongles), je pourrais faire un premier pas vers l’amélioration de mon être en parcourant les musées plutôt que les magasins.

Du poussin au poney, entre deux bières, on m’a emmenée voir le Rocky Horror Picture Show au Studio Galande. Si tu peux y aller, vas-y, c’est bien et drôle et fais même mieux : vas-y avec un peu de riz (pas cuit) et un peu d’eau (dans une petite bouteille) comme ça tu pourras t’amuser à en mettre plein la gueule à tes petits voisins innocents qui comme moi seront certainement venus en  mode naïf et débonnaire et seront donc totalement vulnérables.

N’empêche tu noteras comme je te survends le truc de manière professionnelle : « vas-y c’est bien et drôle ». Je suis VRP dans l’âme, en vrai.

Bon et donc, parce que là on digresse inutilement pour ne pas changer, la vraie nouvelle c’est que je cherche un travail  (ben oui j’ai un Master en communication maitenant, tavu) et/ou un appartement (mais tant qu’à faire les 2).

Welcome in real life, bitches. On va bien se marrer.

Si tu veux me signer un chèque de 150 000€, comme ça, pour le plaisir de m’aider à parfaire ma destinée de fouteuse de rien, tu as le formulaire du contact qui sera ravi de t’accueillir. N’hésite pas, il est à la cool.

Sinon vous, la grosse forme ?

Mémoire time & general fuck up

Les gars, si j’étais absente ce n’est pas parce que je ne vous aime plus. Pour cela faudrait-il que je vous eusse déjà aimés. Non si j’étais absente c’est parce que présentement, je suis morte de l’intérieur. On m’a grignoté mon âme.

* Minute de silence lourd et dramatique, plein de sous-entendus taillés au burin *

Depuis un mois (ou plus) (j’ai perdu toute notion de temporalité) (on est en 2014 ?) c’était global Mémoire time dans mon quotidien. Un sujet sur le web-deux point-lol-zéro, les résosocio, le branding, et que des trucs qui ont l’air top coolos mais ne le sont pas.

Tu la sens, la déréliction ?

Quand tu rédiges un Mémoire, le truc le plus compliqué, ce n’est pas de te taper la rédaction de 100 pages sur un sujet qui n’intéresse personne, même pas toi. Non, c’est de déterminer ce qui est le plus horripilant entre parer les attaques surprise de Word (genre je te change tes marges, je te modifie ta police, je te décale tes notes de bas de pages si je veux JE SUIS WORD JE SUIS LE MAITRE OK ?) ou supporter les assauts incessants de ton entourage.

« Alors, t’en es où ? T’as au moins fini là non ? »

FACEPALM, SUCKERS

Encore, j’ai la complaisance de t’épargner le récit complet des inconscients congénitaux qui t’interrogent, l’air débonnaire  : « et tu fais quoi ce week end ? »

Wut ? Je prépare mon spectacle de danse bretonne en tricotant des mitaines, imbécile.

Le problème majeur avec le Mémoire, c’est que même quand t’es pas dessus, lui il est sur toi. Le fourbe. Il te hante, il te parle, il se rappelle à toi chaque seconde, il t’entoure d’une bulle de culpabilité à chaque instant. Anxiogène. Quoi que tu fasses, où que tu sois rien ne t’efface je pense à toi, en fond de tâche, tu penses Mémoire. Tu manges Mémoire. Tu respires Mémoire. Tu te douches Mémoire. Tu vis Mémoire.

Bonne ambiance. Autant te dire que j’ai imaginé tous les moyens possibles et imaginables de me suicider de manière Mémoire-related.

M’agrafer les yeux. Me thermocoller le visage. M’insérer une spirale de reliure dans le crâne. Me trancher les veines sur les bords de mon Macbook (ça ne fonctionne PAS). M’enfoncer une clé USB dans le cœur.

Joie bonheur et félicité d’une perspective ô combien récréative.

Ce qu’il faut savoir surtout, histoire de se préparer et d’avoir the eye of the tiger au moment venu, c’est quand tu rédiges un Mémoire, tu subis le daily basis mindfuck de ton entourage.

Même les gens des résosocio qui sont censés te soutenir (parce qu’ils vivent un peu avec toi ton quotidien, ils galèrent à tes côtés) se révèlent être de gros traitres. La preuve, quelques réponses en image à un innocent « bosser ou aller picoler ? » lancé il y a 15 jours (j’ai gommé les noms et flouté les visages par souci de protection des personnes concernées qui risquent de gros soucis judiciaires pour m’avoir contrariée) (c’est écrit dans le code pénal).


ScanTwitter

Sinon à part ça les gens sont sympas hein. Je veux dire ils sont de bonne foi, ils veulent t’aider, t’apporter leur soutien moral, être là pour te tapoter sur l’épaule quand tu fais une crise d’angoisse devant ta conclusion et que tu as tellement un point au cœur que tu n’arrives plus à respirer (ça sent le vécu ?). Pour te témoigner de leur soutien, les gens te servent du harcèlement quotidien à base de popopopop « comment ça tu vas sortir ce soir ? », « et là t’en es où ? (depuis que je t’ai demandé y’a deux heures) », « t’es à combien de pages ? »

92 pages.

15 173 mots.

J’ai rendu Satan. Avec un jour d’avance. UN p*tain de JOUR D’AVANCE.

A l’heure actuelle mon plan de soirée c’est MacDo-dodo et j’me débats avec moi-même pour abandonner l’idée de me supprimer de Facebook et Twitter maintenant débarrassée de cet objet du Mal. Grosse scission entre moi et moi-même. Je pense carrément à résilier l’Internet, tu situes où j’en suis ?

Non mais je te rassure hein, dans deux jours j’aurai abandonné l’idée et je serai dans un Apple Store à acheter un iPad en bêlant (hé pars pas je déconne mec).

En attendant : so long, Damoclès.

MemoireImprimeurLe Mémoire chez l’imprimeur

Tu n’auras pas mon nom

Si tu suis un peu l’actualité, et j’espère que tu le fais, tu n’es pas sans savoir que le 3 mai dernier, une proposition de loi « tendant à faciliter l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des blogueurs professionnels et non professionnels » a été déposée au Sénat.

Qu’est-ce-que ça veut dire ? Un Sénateur dont nous ne donnerons pas le nom par respect de son anonymat, histoire de pousser un peu l’esprit du LOL dans ses retranchements, souhaite forcer les blogueurs, professionnels ou non (et relançons gaiement au passage l’éternel débat du qu’est-ce-qu’un blogueur professionnel ?) à poster leurs billets sous leur patronyme.

v-for-vendetta

Une pétition s’est ouverte ici pour la défense du droit à l’anonymat sur Internet :  « les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer. »

Le droit à l’anonymat est « juste » un « détail » participant à ce que nous aimons appeler communément la Liberté d’Expression. On aime bien ça, nous, les français. Se targuer d’avoir de beaux principes, de protéger la veuve et l’orphelin, dire que  le  Droit français a été une inspiration pour le monde entier. Merde, après tout, on est quand même la patrie des Droits de l’Homme, celle qui clame « Liberté, Égalité, Fraternité ». On est les plus beaux, les plus forts, les plus libres. On est des bêtes de protection des droits fondamentaux.

OH WAIT ! Tu la sens l’incohérence ?

Aujourd’hui, les blogueurs sont protégés par la Loi sur la Confiance en l’Économie Numérique qui donne le droit aux non professionnels de protéger leur anonymat. Cette même loi rend les propriétaires de blogs responsables du contenu qu’ils éditent, et des commentaires postés par les visiteurs. Normal. Légitime. Qu’on cherche à savoir qui se cache derrière un blog incitant à la haine semble juste. Chercher à savoir qui est le mec qui poste des .gif de caisses tunées, parait avoir moins d’intérêt.

Mais très sincèrement, qu’est-ce-que ça peut bien te foutre, de savoir que le mec qui raconte qu’il trompe sa femme depuis des mois s’appelle Julien Dupont ? Qu’est-ce-que ça peut bien te foutre que la nana qui raconte qu’elle se fait frapper par son mari s’appelle Lucie Martin ? Et qu’est-ce-que ça peut bien te foutre bordel que celle qui tient un blog volontairement anonyme pour raconter qu’elle vit un enfer au travail s’appelle Cécile, Aurélie ou Pimprenelle ?

La protection de l’intégrité physique et morale des individus, ça te rappelle quelque chose, M. le Sénateur ? Toi qui participe à la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication. Je t’en conjure, dis moi que oui, car je n’ai déjà  tellement plus foi en l’Humanité que l’acceptation d’une telle dystopie serait un carnage total pour ma déjà profonde misanthropie.

Et puis aux blogueurs qui refusent de dévoiler leur identité, que vas-tu leur faire ? Je te vois bien envoyer une milice chez la blogueuse cuisine rebelle. Faire intervenir la BAC au travail de la blogueuse mode qui aurait refusé d’avouer son nom en postant une photo de ses nouvelles chaussures. Ne parlons même pas de la blogueuse tricot, cette félonne. Délinquance, criminalité, fourberie ! Comment ose-t-elle ?

Je n’ai ni le temps ni l’envie d’épiloguer plus sur le sujet tant le débat est foncièrement absurde.

Terminons sur un petit rappel de bon aloi :

« La liberté d’expression vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de société démocratiqueJurisprudence Cour Européenne des Droits de l’Homme, janvier 1999

Non, Internet, tu n’auras pas mon nom.

Dans mon monde à moi…

Public. En ce moment je suis un peu à cran t’as vu. La preuve, je parle comme une wesh, wesh, et je divague, vague. Alors quand je craque, je regarde deux petites vidéos drôles et mignonnes, car la drôlerie associée à la mignonnerie, j’aime bien, tsé.

Et comme je claque à mort, comme meuf, ben je fais tourner, si si.

Sur ce, la prochaine fois que je ferai une intervention ici, sur la vie d’ma mère, je parlerai comme un être humain.

C’est le jour de mariage

Et voilà comment en 5 mots je t’ai collé « Le dimanche à Bamako » dans la tête pour la journée. Ne me remercie pas, c’était mon petit coup de p*te du mardi, comme ça, pour le plaisir.

Aujourd’hui on est mi-figue mi-raisin, on a le cul entre deux chaises, on vogue entre deux eaux et toutes ces expressions pour dire qu’on ne sait pas trop où se situer. Faut dire qu’on est un peu Balance, hein, et même si on trouve que l’astrologie c’est un truc de vieille folle hirsute qui parle à son chien et tire les cartes à ses poupées de porcelaines il parait que Balance, ça nous va bien, parce que dans le genre indécise on est assez performante.

Sinon, on peut aussi arrêter de parler à la 3ème personne, parce que ça fait peur.

J’ai reçu un faire-part de mariage. Je te balance ça comme ça à sec parce qu’il n’y a pas de bons mots pour dire ces choses là, tu sais (ok j’exagère). C’est pas la première fois de ma vie que je reçois un faire-part, hein, mais c’est mon premier faire-part annonçant le mariage d’une copine. Voilà. Julie (tu ne la connais pas, je sais bien) est la première de mes amis à se marier.

Genre ouais, le mariage existe encore de nos jours. Je sais, tu es choqué. J’étais encore plus choquée le jour où Julie m’a annoncé ça sur ma messagerie vocale.

Je voudrais qu’on fasse tous ensemble une petite pause pour bouhouter Julie : bouhou Julie.

Ça c’est fait. Pas que ça me dérange qu’elle m’ait annoncé ça sur mon répondeur hein,  qu’on soit clairs, c’est juste que je déteste écouter mes messages vocaux. Un jour prochain peut-être je te parlerai de ma névrose de la messagerie vocale, si tu es sage. (autant te dire que c’est mal barré pour le moment).

En tout cas ça me fait bizarre. Ça fait 3 mois que je le sais, et le choc du faire-part passé, je suis contente pour elle. Mais quand même ça me fait bizarre. Comment ça je suis redondante ? Je suis chez moi ici je te rappelle !

Déjà parce que ça me fait bizarre que les gens se marient encore, mais outre cet étonnement, je me dis que bon, ça y est, la machine est lancée. Les gens vont se mettre à se marier et à procréer. Ces même gens que j’ai vu se tirer les cheveux à l’école maternelle, jouer aux billes et à la balle au prisonnier en primaire, flirter au collègue, faire des expériences extrêmes au lycée, trainer à la fac…Ces personnes que j’ai vus dans des états presque inhumains en fins de soirées vont commencer à se marier et à se reproduire.

Pièce montée, robe-meringue, « je le veux », grenouillères, petits pots et chaises hautes à la clé. Gros délire. Je te jure, j’ai hâte que mes potes se mettent à parler en « NOUS » et me racontent la dernière gastro de leur progéniture. « Avec Chéri, ON aime la salade ». « Avec Chéri, ON aime bien se promener dans la forêt le dimanche ». « Chéri et moi ON va en week end en Ardèche » / « Bébé a pleuré toute la nuit ». « Bébé a 3 mois et 6 jours aujourd’hui, trop émue ». « Bébé est un bébé ».

TROCOOL

Rends toi compte, ces gens avaient déjà le droit de vote, c’est inquiétant. Comme si ça ne suffisait pas, maintenant ils vont avoir le rôle de faire prospérer le pays. Tu réalises le danger ? Je te dis, on est pas dans l’embarras avec tout ça.

Tout ça pour dire, Public, me fous pas la honte, montre que je t’ai bien élevé, souhaite plein de bonheur à Julie qui lit ce blog,. Et puis Julie on l’aime bien, elle n’est pas (encore ?) cucul-mariage-bébé-bonheur. Julie : je t’en conjure, ne deviens jamais comme ça. Sinon, je serai la première à prendre l’arme pour t’achever.

Sinon, je sais que je te délaisse un peu, Lecteur, mais je reviens bientôt pour te raconter ma vie par le menu. Y’a du lourd, tu sais. DU LOURD.

Bisous, paillettes et licornes.

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